Améliorer l’accompagnement

Maximiser le bien-être, l’estime de soi et le sentiment d’appartenance

    Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible d’avoir des troubles cognitifs et une bonne qualité de vie. Cela suppose de faire en sorte que les personnes malades puissent avoir la vie la plus heureuse souhaitée en dépit des troubles cognitifs.

    Qu’elles résident dans un logement indépendant ou dans un établissement d’hébergement, les personnes en difficulté cognitive ont besoin de se sentir chez elles, d’évoluer dans un environnement rassurant et de se savoir écoutées et prises en compte dans leur singularité. Dès lors, les différentes caractéristiques de l’environnement bâti, mais aussi la prise en compte par les professionnels du soin et de l’accompagnement de leur identité (culture, liens sociaux, préférences) et le respect de leur rythme de vie ont un impact important.

    Les personnes ayant des troubles cognitifs ont aussi besoin, comme tout un chacun, de passer des moments agréables, d’être en relation avec les autres, d’avoir des moments d’intimité, d’avoir accès à la nature et à culture, d’avoir des occasions d’exercer leurs talents… C’est dans cet objectif que professionnels et chercheurs s’efforcent de développer des activités visant non seulement à lutter contre l’ennui, mais aussi à solliciter les capacités rémanentes et les ressources cachées des personnes malades.

    Enfin, celles-ci ont besoin de conserver une estime de soi et un sentiment d’utilité sociale. Pour cela, il est important qu’elles bénéficient d’opportunités pour donner et transmettre, et pas seulement pour recevoir. Le fait de pouvoir participer aux activités du quotidien ou d’être engagées dans un programme de bénévolat intergénérationnel peut répondre à ce besoin que nous avons tous de se sentir utile et partie prenante de la vie de la cité. Soulignons également la source d’épanouissement que représente, pour beaucoup de personnes, la pratique de leur religion.

    Priorités de recherche

    • Bâtir des outils pour évaluer de manière rigoureuse les différentes composantes de la qualité de vie et du bien-être, y compris aux stades évolués de la maladie.
    • Identifier les modifications du cadre de vie les plus susceptibles d’aider les personnes à se sentir bien, chez elles, en sécurité, et d’avoir à la fois des moments de convivialité et d’intimité.

    Propositions d’action

    • Recentrer l’accompagnement sur les ressources plutôt que sur les déficiences et donner aux personnes aidées des opportunités de donner et de transmettre, et pas seulement de recevoir.
    • Promouvoir les actions permettant aux personnes malades d’être en relation avec leurs proches, de pratiquer des activités porteuses de sens, et d’avoir accès à la nature et à la culture.