Améliorer l’accompagnement

Soutenir les professionnels et organiser l’intervention de bénévoles

    Pour répondre convenablement aux besoins singuliers et évolutifs des personnes en difficulté cognitive et de leurs proches aidants, il faut organiser une réponse humaine et faire en sorte que les professionnels et les bénévoles qui interviennent auprès des personnes soient en nombre suffisant, formés et correctement rémunérés.

    Les professionnels qui interviennent au quotidien auprès des personnes malades doivent être formés aux spécificités de cet accompagnement, ce qui est loin d’être toujours le cas actuellement. Mais dans le même temps, il convient de souligner que les professionnels de première ligne (notamment les auxiliaires de vie et les aides-soignants) ont développé des compétences et des stratégies. Il est donc important que cette formation soit, au moins en partie, réalisée par des pairs, c’est-à-dire dispensée par des professionnels de terrain expérimentés. De même, il serait souhaitable que des personnes ayant des troubles cognitifs puissent intervenir dans la formation des professionnels. 

    Les conditions de travail des professionnels qui prennent soin, au quotidien, des personnes en difficulté cognitive doivent être améliorées. Il est tout d’abord essentiel que ceux-ci disposent du temps nécessaire pour réaliser leurs interventions. 

    Il faut également qu’ils soient correctement rémunérés et soutenus dans leurs missions, pour éviter un turn-over préjudiciable tant à la qualité du soin qu’à l’économie du système. Il conviendrait, enfin, de donner aux professionnels une plus grande autonomie pour favoriser le travail en équipe et les décisions partagées.

    Mobiliser des bénévoles dans l’accompagnement de la maladie d’Alzheimer est un enjeu majeur. Mais c’est aussi un redoutable défi. Les bénévoles n’ayant pas vocation à se substituer aux professionnels, il faut être attentif à l’articulation de leur intervention avec celle de ces derniers. Il existe plusieurs profils de bénévoles, qui n’ont ni les mêmes attentes, ni les mêmes besoins en termes de reconnaissance, ni les mêmes sources de satisfaction ou de frustration. Pour rendre ce bénévolat attrayant, il importe d’en tenir compte, de soigner le recrutement, de clarifier les interventions et de soutenir les bénévoles dans la durée.

    Priorités de recherche

    • Identifier les contenus et les modalités de formation les plus efficaces pour donner aux professionnels la capacité de faire face aux situations complexes auxquelles ils sont confrontés, à domicile et en établissement. 
    • Identifier les facteurs qui favorisent le recrutement, l’implication et la fidélisation des bénévoles d’accompagnement, en tenant compte des motivations très diverses qui peuvent être les leurs.

    Propositions d’action

    • Expérimenter l’intervention de personnes en difficulté cognitive dans la formation des professionnels et créer des occasions pour que ces derniers puissent se transmettre leurs savoir-faire et travailler de manière autonome et en équipe.
    • Fixer des normes opposables en matière de taux d’encadrement, notamment en établissement, et accroître l’attractivité des métiers, en améliorant les conditions de travail et en revalorisant les carrières.