Encourager : les nouvelles formes d’habitat

85 % des Français souhaitent vieillir à domicile.
D’après une étude sur les seniors et les offres de services à la personne réalisée par IFOP et Sociovision en 2019.

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Encourager : les nouvelles formes d’habitat

En matière d’habitat des personnes âgées et en particulier lorsqu’elles présentent des troubles cognitifs, deux modèles se détachent : l’EHPAD et le domicile.

Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) accompagnent les personnes fragiles et vulnérables par une prise en charge médicalisée. Certains établissements proposent des solutions adaptées ou un hébergement dans les unités spécialisées Alzheimer.
Bien que le modèle de cette solution largement répandue ait beaucoup évolué ces dernières années et se soit ouvert sur les territoires, l’entrée en EHPAD reste majoritairement vécue comme imposée… et peut être synonyme de perte de liberté.

Pour permettre aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et à leurs aidants de continuer à vivre dans leur domicile dans de bonnes conditions tout en retardant le plus possible la perte d’autonomie, de nombreux dispositifs existent : les services polyvalents d’aide et de soins à domicile (SPASAD), les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), les services de soins infirmiers à domicile (SIAD), équipes spécialisées Alzheimer (ESA), accueils de jour, etc.). Lorsque l’on arrive à un stade avancé de la maladie, le soutien à domicile montre malgré tout ses limites : aggravation des troubles cognitifs et comportementaux, accélération de la perte d’autonomie, surinvestissement physique et psychologique des proches aidants (conjoints, famille, amis, etc.).

De nouveaux « chez-soi » pour les personnes malades

Il s‘agit donc aujourd’hui de promouvoir une voie nouvelle au-delà de l’approche EHPAD/domicile et d’encourager les nouvelles formes d’habitat.
Le développement de cette offre intermédiaire repose sur un double enjeu. Démographique d’abord, car le vieillissement de la population suppose d’adapter le pays à cette évolution. Ethique ensuite, parce que la dignité, la liberté et la participation sociale de nos aînés doivent être préservées, jusqu’au bout.

Habitat inclusif, habitat intermédiaire et habitat API : quelques points de repères

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (ASV), entrée en vigueur le 1er janvier 2016, donne la priorité à l’accompagnement à domicile afin que les personnes âgées puissent vieillir chez elles dans de bonnes conditions. La loi ASV propose des mesures concrètes pour permettre aux personnes âgées de préserver au mieux leur autonomie et à leurs proches aidants de recevoir un soutien adapté à leur situation (réforme de l’APA, revalorisation des plans d’aide, reconnaissance de l’action des proches aidants, etc.).

L’habitat inclusif tel que défini par la loi Elan du 23 novembre 2018 est « destiné aux personnes handicapées et aux personnes âgées qui font le choix, à titre de résidence principale, d’un mode d’habitation regroupé, entre elles ou avec d’autres personnes. Ce mode d’habitat est assorti d’un projet de vie sociale et partagée ».

Le rapport Libault (mars 2019) introduit la notion d’habitat intermédiaire comme une « offre qui doit évoluer vers une approche plus attentive aux besoins des personnes ». Cette offre sort du dualisme et du cloisonnement entre EHPAD et domicile pour proposer à la personne âgée une gamme de solutions intermédiaires (résidence autonomie, résidence services, habitat inclusif et intergénérationnel, accueil familial, etc.).

Enfin, le rapport de Denis Piveteau et Jacques Wolfrom intitulé « Demain, je pourrai choisir d’habiter avec vous ! » (juin 2020) impulse, dans la continuité de la loi ELAN, l’habitat API (Accompagné, partagé et inséré dans la vie locale). Les auteurs du rapport proposent un mode d’habitat qui permet à chacun de « choisir sa voie et son lieu de vie dans un environnement accueillant et bienveillant », avec un « accompagnement de qualité » et ce « au cœur de la vie locale ». Objectif : vivre chez soi sans être seul.

Les initiatives « Encourager : les nouvelles formes d’habitat »

Le dispositif renforcé d’accompagnement au domicile de la Mutualité Française

Afin de mieux répondre aux besoins liés au grand âge, la Mutualité Française, la Croix-Rouge française et le groupe Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve ont lancé une expérimentation pour construire un modèle commun de soutien renforcé à domicile. Une expérimentation innovante d’accompagnement des personnes âgées en situation de perte d’autonomie Ce dispositif a pour objectif de […]

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Des colocations pour personnes malades d’Alzheimer gérées par des familles en Allemagne : l’exemple des colocations à Hambourg

Depuis 1995, l’Allemagne développe des appartements communautaires pour personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer. Ces appartements sont entièrement gérés par les familles qui reçoivent l’aide d’intervenants à domicile. Un modèle qui implique fortement les familles Ces solutions très innovantes inauguraient alors à Berlin un nouveau mode d’hébergement destiné aux personnes âgées atteintes de troubles cognitifs. […]

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L’accueil familial d’une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer

L’accueil familial est un dispositif permettant à une personne âgée et/ou handicapée d’être accueillie au domicile d’un accueillant familial agréé par son département. Des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer résident chez des accueillants familiaux de manière ponctuelle pour des courts séjours ou de manière permanente. Une solution pour continuer à vivre dans un domicile […]

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Ama Vitae, des maisons partagées pour l’accompagnement de personnes ayant la maladie d’Alzheimer

L’association Groupe Orchidées a créé Ama Vitae, un projet d’habitats partagés et inclusifs pour des personnes âgées vivant avec la maladie d’Alzheimer à un stage léger ou modéré. Deux maisons accueillant 8 personnes chacune ont ouvert en octobre 2021 à Villeneuve d’Ascq dans le département du Nord. Les colocataires bénéficient d’un accompagnement continu de la […]

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Des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer partagent une colocation dans le Morbihan

Il existe aujourd’hui 49 domiciles partagés dans le Morbihan. L’association Clarpa 56 initialement créée pour fédérer les clubs de retraités du Morbihan, a développé le premier domicile partagé en 1990 suite à la mobilisation d’aidants de personnes malades. Aujourd’hui, l’association gère 45 de ces domiciles dans le département. Elle agit conjointement avec l’association Assap-Clarpa qui […]

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La Maison du Thil, la colocation Alzheimer à responsabilité partagée

Depuis janvier 2016 à la maison du Thil, sept personnes ayant la maladie d’Alzheimer vivent ensemble dans une colocation en responsabilité partagée. Ce dispositif innovant est porté par les Petits Frères des Pauvres des Hauts-de-France et la fondation Bersabée (abritée par la Fondation des Petits Frères des Pauvres) propriétaire de la maison, en partenariat avec […]

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Encourager de nouvelles formes d’habitat pour les personnes malades d’Alzheimer
Encourager de nouvelles formes d’habitat pour les personnes malades d’Alzheimer


14 décembre 2021 En direct du Village Landais Alzheimer

4e RENCONTRE DU COLLECTIF ALZHEIMER ENSEMBLE Le 14 décembre 2021, vous étiez plus de 650 à suivre notre 4e rencontre territoriale sur le thème des nouvelles formes d’habitat en direct du Village Landais Alzheimer. Merci d’avoir été à nos côtés ! Organisée en partenariat avec le Village Landais Alzheimer et le conseil départemental des Landes, […]

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